35. Sentier de l’ourlaine

lundi 21 février 2005
popularité : 2%

- Départ en face de l’église de Theux
- Distance:6km500
- Durée:2heures30
- Difficulté:moyenne

Le village de Jevoumont, son charme unique, ses bois, ses vues.

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En démarrant de la place de l’Eglise, vous commencez en montant assez rapidement après être passé sur le lieu du Stockis.

Un sentier qui serpente dans un bois constitué d’essences mixtes vous conduit au fond de l’Ourlaine, site humide remarquable. Vous traversez Jevoumont, village étiré sur la crête de la colline, où les maisons en moellons datent du 18ème et 19ème siècle.

Cette balade au paysage dégagé ou en bordure de bois vous fait découvrir un panorama sur le village de Sassor et le château de Franchimont.. JPEG - 19.7 ko

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Description détaillée de la promenade :

Balade 35 (losange bleu)

Au départ de l’église, monter vers le carrefour et prendre la route vers Spa. Traverser la grand’route et monter vers Jevoumont. Après 300 m, prendre le chemin du Stockis. Au bout du chemin asphalté, continuer tout droit et entrer dans le bois. Le long de notre chemin, nous avons des érables (balade 30) des sureaux, des chênes (balade 38), des viornes (balade 37), des tilleuls (balade 30), bref, une haie naturelle très riche. Lorsque le sentier monte plus fort, prendre à gauche parmi les bouleaux, le long des prairies. A hauteur de la fontaine Melotte, on a une belle vue sur le château de Franchimont. Au carrefour avec un beau noisetier sur la gauche, prendre à droite pour une côte assez forte. Au début, une épine noire ou prunellier (balade 32) reconnaissable à son écorce très foncée. Le sentier longe une pessière, plantation d’épicéas (balade 38). Au carrefour suivant, observer à gauche quelques jeunes châtaigniers et à droite quelques belles boules de gui.

Son nom latin, viscum, signifie glu. Le gui vit en exploitant son prochain. Ses tiges cylindriques ont une écorce vert-jaunâtre. Les feuilles sont coriaces, persistantes et groupées par 2. Les fleurs jaunâtres sont formées en été mais ne s’ouvrent qu’au printemps suivant. Les fruits, des baies blanches, sont toxiques : elles contiennent des viscotoxines qui ralentissent le rythme cardiaque et provoquent la salivation, vomissement et diarrhée. Le gui était signe d’immortalité et de régénération chez les anciens. Pour les gaulois, c’est le rameau d’or qui guérit tout surtout s’il est cueilli sur l’arbre sacré, le chêne (vert en hiver sur un arbre sensé être mort). Il est pourtant rare sur le chêne car l’écorce blessée produit un tanin qui ralentit la croissance du gui. La propagation se fait par les grives musiciennes et les fauvettes qui transmettent les graines par leurs fientes. Censé guérir l’épilepsie, celle-ci a été appelée « danse de saint gui ». Actuellement, il fait l’objet de recherches en laboratoire et est cultivé sur les chênes.

Continuer à monter. On passe à côté d’une construction en béton dépendant du fort de Tancrémont. Arrivé au sommet, un banc nous permets de profiter de la vue sur le Château, le massif du Staneux et sur deux chênes pédonculés classés remarquables. Plus loin sur notre droite : un if.
Au sommet, nous prenons une route asphaltée vers la droite. Les tilleuls sur notre droite nous montrent que nous longeons un parc. Mais profitons de la vue de Becco et au loin, l’éolienne de Bronromme. Il faut traverser le village de Jevoumont et prendre sur la gauche en suivant la signalisation. Au sortir du village, le chemin est bordé de haies vives faites de prunelliers, cornouillers (balade 34), coudriers (balade 38), fusain (balade 30), sureaux, ... Descendons vers le Fond de l’Ourlaine où nous retrouvons la balade 33 et le ruisseau du Targnon qu’on franchit par un petit pont puis que l’on longe dans un décors très vallonné, parmi les mélèzes (balade 31), les épicéas et les charmes. Parmi les arbrisseaux, nous retrouvons le chèvrefeuille.

On rejoint la route Theux-Spa qu’on longe vers la gauche avant de la traverser pour se diriger vers Spixhe. Traverser le pont sur le Wayai et prendre à gauche. Longer la rivière en observant sur les rives quelques spécimens de saules pleureurs.

En vogue chez les romantiques, le saule pleureur offre une silhouette pittoresque. Il pousse de préférence au bord des pièces d’eau ou des ruisseaux. Il est originaire de Chine (malgré son nom babylonica) et fut introduit en Europe fin du 17ème siècle. On lui connaît beaucoup de cultivars mais les jeunes rameaux sont pubescents, les feuilles longues et finement dentées, la face supérieure verte, l’inférieure plus pâle. L’écorce s’épaissit avec l’âge. Napoléon aurait demandé à être enterré au pied d’un saule pleureur.
En arrivant au chemin de fer, à hauteur de la station de Franchimont, un buisson de symphorine. Tourner à gauche, retraverser le Wayai et prendre à droite la route qui retourne vers Theux.
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