Nos lieux dits

jeudi 27 mars 2008
par  Sandra Faccoli
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Nombre de nos concitoyens qui ne connaissent que vaguement le nom de certains lieux dits disséminés dans notre commune de Theux seraient, certes, curieux d’en connaître l’origine. Voici d’après l’acte de vente de M. X. concernant une pièce de pré sise au terroir et sur la commune du dit Theux, au lieu dit « A la chapelle Nantule » laquelle joint du côté du levant à la chaussée de Theux à Spa, au couchant, à Nic. A. Delrée, au nord au chemin de la commune... etc. à l’emplacement du Waux-hall, construit en 1784, se remarquait une chapelle érigée par un Theutois du nom de Nantule.

« La voie du Sacrement » (chemin de Stockis) en cas d’inondations à Theux, les fidèles de Marché, Spixhe, etc., l’utilisaient pour assister aux offices et le clergé pour enterrements et porter les sacrements aux malades.
« L’Ile de Franchimont » qui, sous peu, sera reliée au... continent, fut créée le 18-2-1527 par l’octroi du prince-évêque d’un coup d’eau (biez) pour actionner les bouhas et forges de Marché.
L’origine de la Fontaine Mélotte (béni fontaine) remonte à une légende connue et son eau limpide était recommandée pour les malades ; son nom actuel lui vient du jardinier Mélotte, qui en 1880 habitait en face de la source et y avait pratiqué quelques aménagements.

« La rue des Juifs » dont le nom primitif Hocheporte, doit ce changement de nom à un ghetto que sous Ern. de Bavière, des Juifs établirent dans une vieille maison démolie depuis peu.
La Boverie » joignant l’ancien cimetière, était une auberge qui déjà en 1341 abritait une Cour de justice pour délits forestiers, une dépendance servait de fourrière pour bestiaux saisis ; c’est pourquoi ce quartier porte le nom de Boverie.

« La Châchie », en 1340, l’église était reliée au centre de Theux par ce lieu dit Châchie, chemin bordé de terrains plus ou moins cultivés et qui au cours des siècles, se transformant de fond en comble prit le nom de rue de la Chaussée.
Voici quelques lignes concernant un des plus anciens immeubles à y remarquer. Vers 1497 une grande propriété appartenant au charpentier Michot fut acquise par le mayeur de Theux Collette de Gomzé, ses descendants le vendirent en 1610 à Nic. de Limbourg dont un héritier Ant. Dandrimont, reconstruisit l’habitation en 1782. Subissant maintes transformations, cet immeuble est aujourd’hui la maison de repos Ste Joséphine. Notre place du Petit-Vinave bien améliorée après ses déboires de la guerre de 1940, portait le nom de « Gravioûle » en raison du ruisseau du Wayot qui traversait la place à ciel ouvert.

"Timonheid" situé à gauche du ruisseau du Turon, où existe encore une carrière de grès, employé lors de la construction de l’église de Theux. En I 323 on connaissait « le Pré l’Evé-que » situé au pied du château de Franchimont à droite de la route de Marché à Sassor où fut érigée la première chapelle de Marché. Les eaux du ru l’évêque n qui, dévalant des hauteurs de Sassor traversent le pré l’évêque venaient inonder les terres marécageuses du « pré dèl Bouk n (bouc) endroit très amélioré où se dressent les bâtiments de l’Ecole Normale.

« Lu pîre â 7 makrales », lieu dit situé derrière la ferme de sur les Heids ; on prétendait que ce site servait de lieu de rendez-vous aux makrales ?

« Lu Haïe Antône », en l’an 1600 la ferme dite de la Haye était le domaine de la famille des de La Haye, composée à cette époque, de la mère et deux fils, Regnier qui reçut en partage les terrains situés du côté droit du chemin qui traversait la propriété ; Antône eût le secteur à gauche qui reçut et à conservé le nom de « Haïe Antône ».

Au moyen âge, ce nom de haïe, d’origine germanique : Haïa, désignait des parcelles de bois dépourvues de haute futaie.

L’origine, le nom et la situation d’un chemin qui souvent intriguent nos concitoyens c’est... « la voie Pauline ».
Non loin de l’entrée de Juslenville, à gauche d’une maisonnette (disparue) occupée jadis, par Pauline, petite vieille tenant boutique, s’amorçait une ruelle dite Fond’nay. A l’extrémité de celle-ci, une fontaine avec bac accueillait les ménagères qui venaient y lessiver et rincer leur linge. Le sentier traversait un petit pré appartenant à Pauline, se dirigeait vers Theux pour aboutir au-delà du passage à niveau non encore créé. Face à la petite maison du garde barrière, on descendait un escalier de 10 marches donnant accès à notre sentier, bordé de deux maisons également disparues.

Là, finissait la voie Pauline, qui plus tard pourrait se muer en une avenue qui aborderait un nouveau quartier créé sur le terrain des grands prés, actuellement bien asséché ; et qui, il fut un temps était un fief, propriété d’un M. de Grand’pré. Notez que dans ce secteur, le chemin de fer est venu exproprier et tout chambarder.

« So les fèttchereux » (fètchîre) petite région située entre Jevoumont et la Fagne St Remacle, renommée pour ses fougères géantes recherchées par nos cultivateurs et bouchers pour la conservation des pommes de terre et pour brûler leurs porcs.
A Spixhe, on citait un lieu dit « Fond des molin banâl ». On sait qu’au Franchimontois, le prince-évêque possédait plusieurs de ces moulins, où les habitants obligés de faire moudre leurs grains devaient payer une taxe au meunier et une au prince-évêque, celle-ci, affermée chaque année à Liège empêchant la fraude était considérée par les Franchimontois comme « l’ouie dès molin ».

Le lieu dit : « Guéri-clôs » (discuter à huis clôs) dépendance de la Halle communale ( 1470-1770 ) où convoqués par le gouverneur de Franchimont, les bourgmes,tres des 5 bans se réunissaient avant de se présenter au château.
Juslenville, lieu dit « Terres à navettes » où se cultivait une espèce de navet sauvage dont on tirait une huile grasse convenant pour l’éclairage à la lamponette ; raffinée, les tisserands en chambre, nombreux à Juslenville, l’utilisaient pour huiler leur métier à tisser à la main.

P. J. Collette de Juslenville, conseiller communal vers 1885 prétendait que d’après le dire de ses taïes, le terrain qui de l’école du village descendait jusqu’au biez Spéder, n’était qu’un « trîh » inculte où se situait une source d’eau chaude qui de temps à autre, dégageait une odeur nauséabonde, A cette époque ce trîh portait le nom de Trîh qu’otte (qui pue) et peu à peu les habitants l’ont transformé en « Triquenottes ».
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Quant au lieu dit : à Dardanelles, toujours de même source, cette dénomination proviendrait d’un Juslenvillois du nom de J. Hervé, grand voyageur, qui après un séjour aux Dardanelles, avant le traité des détroits de 1841 était revenu se retirer sur ces hauteurs de Juslenville.

Pour terminer, je ferai remarquer que ces quelques noms que je viens de rappeler ne sont qu’une infime partie des nombreux lieux dits encore connus que compte encore notre si ancienne commune de Theux.

Source : Pays de Franchimont
Regn. TIEFFELS


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