Sorcellerie

jeudi 27 mars 2008
par  Sandra Faccoli
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A propos de macrales, sorciers et autres « makrè creyou » du temps passé nous pensons que la plupart de nos lecteurs se souviennent encore des derniers rebouteux locaux qui généralement ne croyaient pas eux-mêmes à l’efficacité de leur supposé pouvoir thérapeutique.

Ils n’auraient toutefois pas osé refuser le secours de leurs bons offices à ceux qui les sollicitaient car, ipso facto, ils seraient devenus l’opprobre de toute la population pour refus de guérir.

Nous voulons parler de ceux qui avaient le don de « seigni » et de « r’pougni » et qui étaient indépendamment requis pour soulager les humains, le bétail ou tout animal domestique.

Seigni : se pratiquait généralement pour toutes les maladies. L’opérant traçait le signe de la croix sur le membre malade en marmonnant une espèce de prière qui était plutôt une invocation à Dieu dans un style cabalistique. Nous n’avons malheureusement pu découvrir un texte complet de ces formules qui étaient transmises de génération en génération dans le plus grand secret. Peut-être un lecteur, légataire d’une de celles-ci, pourrait-il nous documenter ?

R’Pougni : était le remède idéal pour entorses, foulures et toutes douleurs résultant habituellement d’un effort ou d’une lésion. Le r’pougneu ne pouvait accepter aucune rémunération, ni en espèces, ni en nature. Mieux, pour que son action soit efficace, le patient ne pouvait même pas dire « merci ».

Les r’pougneus opéraient donc par pur altruisme dans l’unique but de soulager leurs semblables, aussi, ces réels bienfaiteurs publics auraient-ils bien mérité de voir passer leur noms à la postérité.

Leur travail consistait à procéder à un léger massage de l’endroit douloureux ; si nécessaire, l’opération devait être répétée le lendemain et parfois même le surlendemain, mais après trois interventions la guérison devait être complète.

Quoique cela puisse paraître paradoxal à la génération actuelle, bien rarement ce remède échouait et mes lecteurs âgés de plus de 50 ans ne me dédiront certainement pas car je suis persuadé que parmi eux beaucoup ont eu recours à cette méthode « extra-médicale » d’auto-suggestion. Evidemment, ce pouvoir n’était l’apanage que de très rares individus.

En effet, pour posséder ce don de guérison il fallait à Theux être né après le décès de son père, ce qui vous en conviendrez, n’arrive pas souvent.

Source : « Pays de Franchimont »
L.D.H


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