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La Hé de Fer - Balade 36
Descriptif : Infos pratiques Balisage : losange rougeDépart : église de Theux. Adresse : rue de la Chaussée à Theux ITINÉRAIRE: La balade commence face à l’église-Halle Saints Hermès et Alexandre. C’est un bâtiment composite dont le vaisseau roman constitué de 3 nefs d’égales hauteurs date de 1091. Flanquée d’une tour carrée, elle servit de nombreuses fois de refuge pour la population. La nef, le chœur et les chapelles latérales sont couvertes d’un plafond à caissons peints.Prendre la rue Chinrue à gauche du monument aux morts. A la fin de cette rue, prendre en face la petite rue à droite du pont. Tourner à droite dans la place Pascal Taskin qui se prolonge par la rue de la Hoëgne. Continuer en longeant la Hoëgne puis traverser le pont vers la Bouxherie, magnifique bâtiment classé d’architecture Renaissance Mosane. On suit le chemin de fer vers le village de Marché où se dresse la chapelle St Nicolas devant laquelle s’élèvent deux tilleuls de Hollande. Ce sont des arbres classés. Quitter Marché en traversant le passage à niveau puis repasser la Hoëgne. Après le pont, tourner à gauche. Vous longez alors la route Theux-Spa qui se glisse dans un passage étroit au pied du Château de Franchimont. On passe à côté du confluent de la Hoëgne et du Wayai. Un peu plus loin, traverser le pont sur le Wayai en direction de la gare de Franchimont. Tourner à droite avant le chemin de fer.Le chemin longe la rivière direction Spixhe. Retraverser le Wayai vers la route Theux-Spa que l’on traverse et que l’on suit vers la gauche. Après 130 m, la randonnée monte dans le bois et chemine sur la crête. À la sortie du bois vous suivez la route asphaltée sur 900m avant de prendre sur la gauche vers une habitation puis de traverser une prairie et de pénétrer dans le bois dit "la heid de fer". Ce raide versant boisé doit son nom à la présence d’une couche d’oligiste contenue dans les schistes qui affleurent. C’est une roche rougeâtre constituée d’une infinité de petites concrétions d’oxyde de fer. Le chemin descend jusqu’au bord du ruisseau du Turon. Après une ferme isolée, prendre à droite et suivre le sentier vers le village de Becco.On passe dans une forme de canyon qui aboutit dans une prairie que l’on traverse pour aboutir au village de Becco, construit sur un promontoire. Arrivé sur une route asphaltée, tourner à droite vers le centre du village. Dans le village, passer devant l’église Saint Eloi. À la sortie du village, tourner à droite et descendre dans la vallée du Targnon. Après avoir franchir le ruisseau de Targnon, tourner directement à droite. Tout le long de ce ruisseau on ne voit quasiment que du charme, qui en automne prend une jolie couleur. Rester en permanence sur votre droite jusqu’à franchir à nouveau le Targnon. Vous arrivez dans un endroit très humide, le fond de l’Ourlaine. En remontant l’autre versant la balade emprunte sur la gauche un sentier étroit qui pénètre dans une forêt de mélèzes. Après avoir rejoint et traversé la route de Theux -Spa, vous entrez à nouveau dans le village de Spixhe. Revenir à Theux par le même itinéraire que pour l’aller. Après le pont de la Bouxherie, emprunter la rue principale (rue Hovémont) sur la droite. Vous revenez au point de départ en passant par la rue de la Chaussée.C’est vraisemblablement la plus ancienne rue de Theux. Sur la gauche se succèdent plusieurs belles façades. On rencontre d’abord une petite maison de style renaissance mosane. C’est le type de maison le plus courant au 17ème mais les espaces entre les poutres de bois étaient alors remplis de torchis. Ensuite une maison du même style dont la façade dite "aux 50 fenêtres" est d’une parfaite homogénéité puis une belle maison patricienne de style Louis XIV s’avançant un peu vers la route.

Le sentier de Chawion - Balade 39
Infos pratiques
Balisage : losange vert
Départ : église de Theux
Adresse : rue de la Chaussée à Theux
Départ de l’ Eglise et descendre vers l’hôtel de ville, prendre à droite puis 2ème à gauche (Voie Constant). Au bout continuer à droite sur 500m environ puis traverser le pont de la Hoëgne. En face de vous, la Bouxherie. Suivre le sentier le long du chemin de fer jusqu’au passage à niveau se situant après la piscine. Traversez le pont de la Hoëgne, trottoir de gauche jusqu’au pont suivant. Traversez et prenez le chemin à droite juste avant le passage à niveau. Suivre ce chemin qui longe le Wayai jusqu’au village de Spixhe. Vous avez eu l’occasion de suivre les rivières de la Hoëgne et Wayai ainsi que le ruisseau de Chawion sur plus de 2km. Ne pas traverser le pont, continuer de suivre le Wayai sur environ 300m puis tourner à gauche en direction du passage à niveau sans barrière. Après celui-ci prendre à droite et suivre le chemin de fer sur environ 500m.
Vous pénétrez ensuite dans la forêt du Staneux peuplée de quelques arbres remarquables dont certains cerclés de noir, jaune,rouge. Ces arbres ont été offerts par la famille royale. Suivre le chemin jusqu’au pont enjembant le ruisseau de Chawion (affluent du Wayai). Laisser le passage à niveau sur la droite et survre vers la gauche le chemin qui remonte à droite du ruisseau. Continuer ce chemin sur environ 1.2km. Prendre un chemin sur la gauche (montée assez raide). Les balises vous conduiront au Chêne de la Vierge de Lourdes : statuette se trouvant dans la niche datant de 1870, ce chêne fait 273 cm de circonférence et 25 mètres de hauteur. Ce bois est le site de la Légende de la bête de Staneux.
Après la traversée de la route forestière, vous passez devant le pavillon forestier. Après environ 500m, vous prenez à droite en direction du chêne de Polleuhé. Suivre les balises en empruntant le chemin sur la gauche et descendre jusqu’à la route de Polleur-Theux. Prendre le chemin juste en face et continuer jusqu’au pont. Prendre à gauche et monter la route jusqu’au hameau de Sasserotte. Prendre à gauche et descendre la route environ 200m puis tenir sa gauche vers le château de Franchimont. Descendre à gauche du château par le sentier jusqu’au village de Marché. Revenir à Theux par le chemin du départ.
Cette balade vous fait découvrir des villages typiques tels Sassor et Marché qui mérite un arrêt pour sa chapelle Saint Nicolas et sa maison du Bailly.

Wislez - Balade 31
Infos pratiques
Balisage : rectangle bleu
Départ : église de Theux
Adresse : rue de la Chaussée à Theux
Coordonnées GPS :
ITINÉRAIRE:
Au départ de l’église, prendre la rue Chinrue, monter le chemin des Rualettes, sur le mur, deux fougères fréquentes mais peu connues.
Le polypode vulgaire, appelé aussi réglisse des bois, se trouve dans les anfractuosités de rochers non calcaires, dans les coussinets de mousse ou sur les arbres moussus. Répandu dans toute l’Europe et abondant, il est facile à reconnaître : ses grandes frondes sont solitaires, le long d’un rhizome rampant, souterrain qui renferme des substances glucidiques (d’où le nom de réglisse). Ses feuilles sont pennées, la division n’atteignant pas le milieu du limbe, les sores jaunâtres de grandes taille se trouvent sur la face inférieure des frondes.
L’asplenium trichomane possède des frondes de 10 à 20 cm de long, en petites touffes persistantes. Le pétiole est brun noir, brillant. Le rachis est dur, et lorsque les folioles sont tombées, il reste un amas chevelu raide et dressé. On le retrouve sur les murs ou les rochers secs dans toute l’Europe. On l’appelle aussi fausse capillaire.
Au sortir de la ruelle pavée, monter vers la grand’route. Dans le parc, de l’autre côté de la route, se trouvent les platanes.
Arbre à feuilles à 5 lobes, le platane, appartient à la Grande Déesse. Les grandes feuilles sont alternes et spiralées, la feuillaison est tardive et la décomposition en hiver très lente. Une inflorescence sphérique s’épanouit au bout de longs pédoncules ; ce qui donnera un fruit sphérique, à graines poilues en automne. On trouve les châtons mâles et femelles sur le même sujet.
Le platane que l’on trouve en Europe, serait un hybride entre un platane des Etats-Unis et un platane des Balkans obtenu vers 1660. S’il est si souvent planté le long des routes, c’est parce qu’il supporte bien la pollution et les mutilations. mais il est victime des cryptogames. Son écorce gris verdâtre se desquame en plaques, c’est la raison des taches plus claires sur son tronc. Son nom vient de son port, avec ses branches étalées.
Arrivé à la grand’route, suivre celle-ci en prenant à droite et prendre le premier chemin à droite dans le tournant. Dans le parc, des tilleuls (voir balade 30) et un marronnier (voir balade 37).
Suivre le chemin de campagne au milieu des haies en passant vers la carrière.
La formation des bocages fait suite à plusieurs siècles d’observation et d’expériences paysannes pour adapter le paysage aux exigences du climat et du sol. Paradoxalement, c’est la disparition des haies qui a fait apparaître leurs utilités. Aujourd’hui, leur rôle principal est de délimiter un terrain. Mais même coupée courte, une haie sert à la régulation hydraulique et à la conservation des sols. Au milieu des prés, souvent installée sur un talus créé par le travail de charrue, elle protège le terrain de l’érosion (des traces se retrouvent toujours dans le paysage). Lorsqu’elle est naturelle et comprend plusieurs espèces végétales, elle favorise la diversité de la faune surtout si elle est composée, comme ici de « fruitiers » : aubépines, groseilliers, noisetiers, sureaux, ... Dans le paysage, elle participe à la qualité de vue.
Dans les haies on peut reconnaître le groseilliers.
Le groseillier est un arbrisseau aux rameaux très épineux. Les feuilles dentées, lobées sont groupées à l’aisselle d’aiguillons trifides. Les haies, assez grosses, sont hérissées de poils courts et sont mûres fin juin début juillet. C’est le mot grec « krus » signifiant crépu, qui a donné le nom de groseille. Le groseillier à maquereau préfère les sols calcaires (nb : les groseilles se mangent avec d’autres poissons que le maquereau.)
Au premier carrefour, poursuivre tout droit, au suivant à gauche. A la croix en mosaïque, prendre le chemin de droite et rester sur le chemin asphalté.
C’est le moment de se rappeler que le houx possède des pieds mâles et femelles où se retrouveront les baies rouges.
Nous arrivons à la ferme fortifiée de Wislez. A l’entrée, un frêne foudroyé. Après la ferme, la signalisation est placée sur un bel exemplaire de merisier (voir balade 34) à droite du chemin, alors qu’à gauche, se trouve un charme au tronc tourmenté (balade 34).
Traverser le pont sur le ruisseau encadré de frênes (balade 34) et d’aulnes (balade 38) et continuer à droite jusqu’au village de Ronde-Haye. Dans les prés on peut admirer de beaux spécimens de chênes pédonculés classés. Poursuivre vers la gauche. Continuer le chemin principal jusqu’à Raborive et laisser le hameau de « Cours des Cerfs » à votre droite.
Continuer tout droit puis prendre à gauche, passer devant une maison blanche et poursuivre dans le sentier. Traverser la prairie.
Au hameau « Les Villers », prendre à gauche puis directement à droite et continuer à droite à l’entrée du bois. La promenade se poursuit le long d’une haie de hêtres. Attention le sol est glissant ! il est constitué de plaques de schistes qui peuvent s’effriter.
Dans le bois de résineux, épicéas, pins sylvestres, mélèzes.
Le mélèze, résineux de nos contrées, a comme particularité de perdre toutes ses aiguilles chaque année. Mais comme les autres résineux, il a des fleurs unisexuées qui fleurissent au printemps (les chatons mâles sont jaunes, les femelles roses).
Il a été introduit au 18ème siècle et a été victime d’un chancre qui a fait baisser sa population. Ses rameaux très souples portent des protubérances rugueuses où se trouvent en été des touffes d’aiguilles vert tendre formant donc un rameau très court. Les terminaisons de l’année sont plus longues et forment un vrai petit rameau. Les cônes sont ovoïdes et annuels, les vieilles écorces sont très crevassées mais tendres, on peut les tailler facilement au canif. Le mélèze est très résistant et peut vivre en Sibérie. Son bois ne pourrissant pas dans l’eau, il a été utilisé pour les bardeaux et pour recueillir l’eau des fontaines.
Arrivé à la tour en ruine « les Dardanelles », descendre en suivant le sentier sinueux. C’est un bois très dégagé où l’on peut entendre la sittelle parmi les érables sycomores (balade 30), les bouleaux, les hêtres et les chênes (balade 38). Dans les éboulis de la tour, une autre fougère : la scolopendre.
Fougère des forêts de ravin des vieux murs, voir des vieux puits, sa fronde est simple à limbe entier, ondulé. Elle est aussi appelée langue de cerf.
Remarquez les plissements de terrain.
Descendre jusqu’à la rivière et prendre à droite en remontant la Hoëgne jusqu’à Juslenville.

Les Ruines de Franchimont - Balade 34
Infos pratiques
Balisage : croix verte
Départ : église de Theux
Adresse : rue de la Chaussée à Theux
Coordonnées GPS :
ITINÉRAIRE:
Prendre le pont de la Hoëgne puis le passage à niveau. Suivre la chaussée de Verviers et prendre à droite le chemin de Pierreuchamps. Le long de la route on observe les charmes. Base principale de nos taillis, le charme a un tronc tourmenté, cannelé à écorce lisse. Les feuilles régulières sont dentées, aux nervures saillantes, contrairement au hêtre. Le charme ne fleurit qu’après 20 ans. les fruits sont des akènes, fruits secs, entourés d’une grand bractée à 3 lobes, ils sont groupés. Le charme fournit un bon bois de chauffage. Sa croissance est lente mais il résiste aux maladies, c’est pourquoi se porter comme un charme est bon signe.
La route monte, bordée à droite d’aubépine et de noisetiers (balade 38) et se transforme en chemin avec à gauche des frênes (balade 34).
Un des derniers arbres à avoir ses feuilles au printemps (avec le chêne), le frêne permet sur des sujets âgés, de voir des fleurs. Les feuilles sont composées et assez grandes. Les fruits sont des samares à une graine. Le bois est très élastique, il peut servir pour faire des manches d’outils ; jadis on l’employait en carrosserie. Appelé quinquina d’Europe, ses feuilles prises en tisane, élimine les toxines et font tomber la fièvre.
Au bout du chemin, passer le va et vient et longer la haie pour rejoindre un second tourniquet. Monter le chemin sur 10 m et tourner à droite. Ce sentier se termine en Y. Prendre à droite ce qui nous mène à l’entrée des prairies. En traversant les prés, se dégage sur notre gauche, une belle vue sur la Fenêtre de Theux. Nous traversons les prairies en terrasses ce qui nous permet de comprendre le rôle anti érosion des haies (ici essentiellement des frênes). Après le passage d’une clôture, nous entrons dans un petit bois bordé d’une ancienne haie de charmes, de frênes et de noisetiers (balade 38). Après un échalier, nous passons à côté d’un arbre perdu dans les prés : un cornouiller mâle.
Se trouvant en zone calcaire, le cornouiller mâle est reconnaissable au printemps à ses fleurs jaunes, groupées qui fleurissent avant que l’arbre ne développe ses feuilles. Celles-ci sont allongées. Les rameaux jaunes-verts et quadrangulaires. Le fruit, une drupe, est rouge-groseille et comestible : c’est une cornouille, riche en vitamine C. Son nom, qui vient de Cornus mas, fait allusion à la dureté de son bois.
Dans la montée, bordée de noisetiers et sur le plateau se trouvent les merisiers.
Le merisier se reconnaît grâce aux lenticelles horizontales de son écorce. Il fleurit au printemps, en même temps que la pousse des feuilles. Le cerisier sauvage, en latin Cerasus (de Cérasonte, ville d’Asie Mineure d’où il provient) est à l’origine de nos cerisiers cultivés. c’est le général Lucius Lucullus qui l’introduisit en Europe. Le bois de merisier, homogène et dur, se polit bien, on en fait des meubles de luxe.
Sur le sommet, nous avons une belle vue sur le château de Franchimont que nous allons rejoindre. Au Château, prendre à gauche et longer le rempart couvert de lierre.
Le lierre a deux sortes de rameaux, ceux fixés à un support par des racines ventouses dont les feuilles sont alternes, lobées, palmées et durent 3 ans (pas de fleurs), et les rameaux libres dont les feuilles sont plus petites, simples et entières. Les fruits se trouvent sur les rameaux libres et sont mûrs au printemps car le lierre fleurit en automne. Ils sont toxiques. Les feuilles contiennent un produit saponifiant.
Descendre le chemin jusqu’à Marché.

La vallée du Wayot - Balade 37
Infos pratiques
Balisage : rectangle rouge
Départ : église de Theux
Adresse : rue de la Chaussée à Theux
ITINÉRAIRE:
Au départ de l’église, monter la rue à droite et traverser la grand’route pour prendre le chemin asphalté en face. Longer la Boverie, ses tilleuls et autres chênes et remonter la vallée du Wayot. A droite, se trouve un refuge pour animaux. Est-ce pour cela que vous pourrez voir dans la pessière (épicéas et mélèzes), un écureil ou entendre divers oiseaux ? Le long de la route, des bosquets d’arbustes mélangés, sureaux, fusains, noisetiers, cornouillers, aubépines, prunelliers, frênes, charmes, .. peuvent abriter des pouillots, pinsons, moineaux, rouges-gorges, et différentes mésanges et grives car, en plus des bourgeons au printemps et des fruits à l’automne, ils fournissent des abris pour les nids. Nous continuons à monter la route asphaltée. Dans les prairies à gauche, des arbres fruitiers, spécialement des vieux pommiers.
De la famille des malacées, anciennement rosacées, le pommier possède des fleurs dont le pistil est soudé au calice qui se renfle : le calice grossit en même temps que les ovaires, la fleur desséchée formant la « mouche » voilà pourquoi nous mangeons des pommes. La couronne large et aplatie du pommier le distingue du poirier. Les branches sont plutôt retombantes. Le tronc est sinueux à l’état sauvage. Pour les Celtes, qui connaissaient déjà le pommier, la pomme nourrit, rassasie, donne le pouvoir et l’immortalité ; d’ailleurs, au centre de l’île sacrée des druides, l’île d’Avalon, se trouvait un pommier (comme au centre du paradis terrestre). Pour eux, le pommier est l’arbre de la sagesse. Les anciens recherchaient les pommes d’or, qui donnaient l’immortalité, mais fuyaient les pommes de discordes des déesses jalouses. Au 1er siècle, on connaissait une trentaine d’espèce de pommes, au Moyen-Age, toute l’Europe en mangeait et on fait du cidre en Normandie depuis le 11ème siècle.
Montons jusqu’au carrefour des 4 chemins où vous pouvez opter pour la version courte de la balade. Nous continuerons vers la gauche pour redescendre vers le ruisseau. Sur notre gauche, à la fin du petit bois, une belle aubépine.
Elle aussi fait partie de la famille des malacées. Ces fruits, les cenelles, ont un ou deux noyaux selon l’espèce. Elle sont appelées pain du bon Dieu car, jadis, séchées, elles étaient transformées en farine dont on faisait des galettes en période de disette. Aujourd’hui elles sont surtout appréciées par les grives et les merles. L’aubépine est censée enflammer les cœurs mais calme les passions. C’est donc une plante cardiosédative, appelée valériane du cœur ou bonnet de nuit pour ses effets apaisants. Le bois, pourvu de nœuds, est très dur. d’où son nom latin, crataegus (ferme, fort). En français, le terme aubépine, vient de alba spina, épine blanche, car l’écorne est blanchâtre (contrairement au prunellier). Ses fleurs fleurissent après celles du prunellier, début mai, car on dit « à sainte Marie, toutes les aubépines sont fleuries ». Elle est le symbole du renouveau, et pour cela fut plantée par centaines après la révolution.
Le long du ruisseau, on peut observer des aulnes glutineux et des noisetiers. A droite de la route, isolée, un pied d’aubépine mêlée à un pied de fusain. On arrive à « la Machine » où on prend à droite pour remonter au milieu des prés.
Nous marchons toujours entre des haies où se trouvent des pieds de fusain (voir balade 30), preuve que nous sommes sur terrains calcaires. Au sommet de la côte, ce sont de beaux chênes qui nous abritent. Au point culminant, apprécier le paysage : Hodbomont, Mont, Jevoumont. Avant de continuer la balade, sur notre gauche, n’hésitons pas à descendre un peu le long de la route pour admirer un alignement classé de marronniers parmi lesquels poussent de jeunes châtaignier (balade 32).
Originaires des Balkans et du Caucase, le marronnier fut introduit chez nous au 17ème siècle. Le tronc se creuse de larges cannelures spiralées car la cime subit une lente rotation. Les rameaux jeunes sont luisants avec de gros bourgeons visqueux qui débourrent très tôt au printemps. Les jeunes feuilles sont garnies d’un duvet qui les protège d’éventuelles gelées tardives. La cicatrice foliaire est en forme de croissant portant des points marqués comme un fer à cheval, ce qui vaut au marron son surnom de châtaigne de cheval. Les feuilles opposées sont digitées avec de grandes folioles et un long pétiole. Les fleurs forment une grappe pyramidale dont les inférieures ont un style alors que les fleurs supérieures sont stériles. Toutes sont irrégulières car elles ont 4 pétales et 5 sépales. Le fruit est une capsule verte, avec des pointes qui éclatent en tombant au sol. Il fournit une fécule aux substances amères mais absorbe les rayons UV. Il contient des saponines, de l’amidon et de l’huile (ce qui lui donnerait des propriétés contre les rhumatismes). Dans les armoires, les marrons éloignent les mites. Son nom latin, aesculus, signifie espèce de chêne mais le terme marronnier vient de marr, le caillou. L’écorce fournit une teinture rouge.
Continuons la balade longue en prenant à gauche.
Au village d’Hodbomont que nous traversons, n’hésitons pas à admirer la chapelle Sainte Geneviève. Nous continuons en suivant la signalisation et nous nous retrouvons au carrefour à quatre branches. Nous entamons la descente mais obliquons vite sur notre gauche où nous retrouvons des bosquets d’arbrisseaux à petits fruits : une fructicée. Nous pourrons y retrouver recouverts de clématite ou de chèvrefeuille ou de lierre, des aubépines, prunelliers, sureaux, noisetiers, et frênes. Plus loin, en automne, des fruits rouges, en grappe lâche attireront notre regard : il s’agit des fruits de la viorne obier.
De la famille des caprifoliacées comme le chèvrefeuille et le sureau, la viorne est un arbrisseau dispersé dans les bois clairs. On trouve deux espèces chez nous, la viorne aubier et la viorne mancienne ou lantanne, plus liée au calcaire. La viorne aubier, appelée aussi « bwès d’leup ou bouhon de macrâle », se trouve plus souvent en terrain humide d’où sa mauvaise réputation. Ses feuilles sont relativement grandes, opposées, lobées à bord denté. La face inférieure est légèrement pubescente. Le pétiole est garni de glandes. Les fleurs qui apparaissent en juin forment des inflorescences planes dont les fleurs extérieures, grandes blanches, sont stériles et les fleurs centrales, plus petites et verdâtres sont fertiles. La variété cultivée a été obtenue en privilégiant les grandes fleurs blanches qui forment une boule, ce qui lui a valu son nom de « boule de neige ». Les fruits, des drupes rouges portés par un long pédoncule, contiennent des toxines (salicosides) qui seront détruites par les gelées. Les oiseaux consommeront donc les fruits de la viorne au printemps.
Plus loin, dans les clôtures, nous pourrons trouver des églantiers, puis encore un pied d’aubépine et un frêne.
De la famille des malacées, comme le pommier, l’églantier, ou rosier des chiens par son nom latin est notre rosier indigène. Il doit son nom au fait qu’il était censé guérir les chiens de la rage. C’est un buisson épineux, à feuilles composées avec des stipules allongées. Ses épines sont clairsemées. Les fruits sont simples, il s’agit d’un calice charnu, coriace, avec des pépins durs mêlés à des poils d’où leur surnom de « poil à gratter ». Mûrs en automne, les cynorhodons sont riches en vitamines C et sont comestibles lorsqu’on a pris soin d’enlever les poils. Il paraît que quelques baies données aux chiens les débarrassent des parasites (kuon – cyn = le chien). C’est l’églantier qui a servi de porte-greffe pour les rosiers à hautes tiges.
Après avoir jeté un coup d’œil sur le paysage et sur le Château de Franchimont, il ne nous reste plus qu’à nous laisser descendre pour rejoindre l’église.

Le sentier de l'Ourlaine - Balade 35
Infos pratiques Balisage : losange bleu Départ : église de Theux Adresse : rue de la Chaussée à Theux Coordonnées GPS : 50.5350306 ; 5.8116193ITINÉRAIRE: Au départ de l’église, monter vers le carrefour et prendre la route vers Spa. Traverser la grand ’route et monter vers Jevoumont. Après 300 m, prendre le chemin du Stockis. Au bout du chemin asphalté, continuer tout droit et entrer dans le bois. Le long de notre chemin, nous avons des érables, des sureaux, des chênes, des viornes, des tilleuls, bref, une haie naturelle très riche. Lorsque le sentier monte plus fort, ne pas prendre à gauche parmi les bouleaux, le long des prairies mais continuer tout droit. De même, 100 mètres plus loin, ne pas prendre le chemin pentu à droite mais continuer tout droit. On entre dans une propriété privée dont l’accès est autorisé pour autant qui l’on reste sur le sentier et que l’on respecte quelques règles essentielles (ne pas jeter de déchets, ne pas faire de feu, rester sur le sentier, tenir les chiens en laisse, respecter le quiétude des lieux,…)Le sentier longe une pessière, plantation d’épicéas. Au carrefour suivant, observer quelques jeunes châtaigniers et quelques belles boules de gui. Son nom latin, viscum, signifie glu. Le gui est une plante parasite qui vit en exploitant son prochain. Ses tiges cylindriques ont une écorce vert-jaunâtre. Les feuilles sont coriaces, persistantes et groupées par 2. Les fleurs jaunâtres sont formées en été mais ne s’ouvrent qu’au printemps suivant. Les fruits, des baies blanches, sont toxiques : elles contiennent des viscotoxines qui ralentissent le rythme cardiaque et provoquent la salivation, vomissement et diarrhée. Le gui était signe d’immortalité et de régénération chez les anciens. Pour les gaulois, c’est le rameau d’or qui guérit tout surtout s’il est cueilli sur l’arbre sacré, le chêne (vert en hiver sur un arbre sensé être mort). Il est pourtant rare sur le chêne car l’écorce blessée produit un tanin qui ralentit la croissance du gui. La propagation se fait par les grives musiciennes et les fauvettes qui transmettent les graines par leurs fientes. Censé guérir l’épilepsie, celle-ci a été appelée « danse de saint gui ».Traverser le carrefour en ligne droite (ne pas prendre le sentier en forte pente sur la droite).Après 500 mètres, au carrefour en T, prendre à droite le sentier qui monte. Dans la montée après la sortie du bois, on a une belle vue sur le château de Franchimont. Ce château médiéval du XIᵉ siècle fut construit sur un éperon contrôlant la vallée de la Hoëgne et fut un élément important de la défense de la principauté de Liège. Il est entretenu et restauré par « les compagnons de Franchimont » et est visitable.Au sommet, nous prenons une route asphaltée vers la gauche. Les tilleuls sur notre droite nous montrent que nous longeons un parc. Il faut traverser le village de Jevoumont et prendre sur la gauche en suivant la signalisation. Au sortir du village, le chemin est bordé de haies vives faites de prunelliers, cornouillers, coudriers, fusain, sureaux, ... En suivant ce chemin, nous profitons sur la gauche d’une belle vue sur le massif du Staneux et sur le bois de Rohaimont. Entre ces deux collines s’écoule le Wayai et passe la route de Spa. Sur la droite, nous pourrons apercevoir le château de l’Ourlaine (demeure privée). L’appellation « château de l’Ourlaine » désigne aussi un vin mousseux élaboré à base de cidre de haut niveau et d’esprit d’élixir de Spa (distillat à base de quarante-quatre plantes, dont la plupart sont originaires des Fagnes).Descendons vers le Fond de l’Ourlaine où nous retrouvons la balade 33 et le ruisseau du Targnon qu’on franchit par un petit pont. Dans la montée vers le lieu-dit « croix noire », prendre un petit sentier sur la gauche. On longe le Targnon dans un décor très vallonné, parmi les mélèzes, les épicéas et les charmes. Parmi les arbrisseaux, nous retrouvons le chèvrefeuille. On rejoint la route Theux-Spa qu’on longe vers la gauche avant de la traverser pour se diriger vers Spixhe. Traverser le pont sur le Wayai et prendre à gauche. Longer la rivière en observant sur les rives quelques spécimens de saules pleureurs. En vogue chez les romantiques, le saule pleureur offre une silhouette pittoresque. Il pousse de préférence au bord des pièces d’eau ou des ruisseaux. Il est originaire de Chine (malgré son nom babylonica) et fut introduit en Europe fin du 17ème siècle. On lui connaît beaucoup de cultivars mais les jeunes rameaux sont pubescents (= à poils fins plus ou moins espacés), les feuilles longues et finement dentées, la face supérieure verte, l’inférieure plus pâle. L’écorce s’épaissit avec l’âge.En arrivant au chemin de fer, à hauteur de la station de Franchimont, un buisson de symphorine. Tourner à gauche, retraverser le Wayai et prendre à droite la route qui retourne vers Theux.On passe à côté du confluent du Wayai et de la Hoëgne. Traverser le pont sous lequel coule la Hoëgne et prendre directement à gauche. Nous sommes à Marché, au pied du château de Franchimont. Le sentier qui longe le chemin de fer nous ramène progressivement à Theux.