Superstitions amoureuses

mercredi 24 janvier 2007
par  IG
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Les présages amoureux

Pour savoir qui elles épouseront :
- Les jeunes Pollinoises jettent, sans se retourner, la nuit de la Saint André, un bas derrière la tête de leur lit en disant : "Saint André, bon batelier, fais moi voir, dans mon dormant, qui j’aurais dans mon vivant ; qu’il porte dans sa main l’outil qui doit gagner mon pain"
- les jeunes filles de Becco consultent le "crou makrê" (c’est à dire le sorcier repenti qui s’est éloigné du mal) ou les voyantes.
- Celles de Polleur et de Becco mordent dans la grille de Tancrémont. Cette croyance était partagée par un grand nombre de jeunes filles de le région verviétoise.

A Polleur une jeune fille ne se laissera jamais enlever un cheveu par un homme, parce que, avec ce cheveu, il pourrait la "faire courir après lui".

A Jehanster si un jeune homme veut qu’une jeune fille devienne folle de lui, il doit lui trouver un trèfle à quatre feuilles, le placer dans le missel du curé et le faire sentir à l’élue de son cœur. La jeune Pollinoise qui veut obtenir le même résultat devra se munir d’un morceau de pain d’épice noir, en faire manger la moitié au jeune homme désiré et enfouir l’autre moitié dans le fumier.

A Becco le 1er mai, l’amoureux jetait une branche d’arbre sur le toit de la maison de sa bien-aimée en signe d’amour et de fidélité. Par contre sur le toit de la jeune fille infidèle l’amoureux évincé jetait un homme de paille.

Pour punir l’amoureux qui médit, il suffit de se mordiller le doigt de la main gauche : au même instant, le médisant se mordra la langue.

Si sans le chercher, on découvre un trèfle à quatre feuilles, le bonheur et la réussite en amour sont assurés.

Pour une jeune fille, rêver d’un chat signifie que son fiancé la trahit.

Si le chignon se déroule, si la jarretière ou les cordons du tablier ou les lacets des souliers se dénouent, vous êtes délaissée.

Si le nez vous démange : votre amoureux rit avec une autre.

Une jeune fille ne doit jamais accepter de son amoureux un mouchoir de poche, cela la fait pleurer.

La jeune fille n’aime pas recevoir de son amoureux un paquet d’épingles, un étui d’aiguilles, des ciseaux, un canif. Elle est convaincue que ces objets-qui piquent, coupent, tranchent- brisent net les amours et les affections de toute nature , ou alors il faut payer le présent au moyen d’une pièce de menue monnaie.

D’après le texte de Marc Lamboray. PDF 585 Février 1995.


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