Nos routes franchimontoises

samedi 29 mars 2008
par  Sandra Faccoli
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La première route carrossable digne de ce nom ayant traversé Theux, date du milieu du XVIIIe siècle.
Avant cette date, il n’existait, comme aurait dit La Fontaine, que des chemins montants, sablonneux ou rocailleux et surtout malaisés. La route portant le n° 2 de la Principauté de Liège, qui devait relier Liège à la frontière prussienne en passant par Spa a été construite par tronçons successifs de 1733 à 1788.
Cette route traversait les localités suivantes : Grivegnée, Chênée, Beaufays, Louveigné, Mont, Theux, Spa et Francorchamps.

Elle totalisait 43 km. 648 m et sa largeur se répartissait comme suit : 5 mètres de pavés ou empierrés, 5 mètres pour les deux accotements et 3 mètres pour les deux fossés. Cette route nécessita la construction des ponts suivants dans la traversée de la commune
1) pont en pierre d’une arche sur le Wayot ;
2) pont en pierre d’une arche à Spixhe ;
3) pont en pierre de deux arches dit pont de Thuron ;
4) pont en pierre de trois arches à Marteau.

Les matériaux employés provenaient :
1) les pavés : des carrières de l’Ourthe et de Staneux ;
2) le sable : des rivières et des sablières de Beaufays, Louveigné et Mont.
3) la pierraille : des bords de la route et de ses fondations.

Il y avait neuf barrières où l’on percevait un droit de passage, deux d’entre elles étaient installées à Theux, probablement la première à la Boverie et la seconde au Waux-Hall.

La deuxième route de grande communication fut construite en 1770, 1771 et 1772 pour relier Verviers à Theux ; elle constituait un tronçon de la route Battice, Petit-Rechain, Dison, Hodimont, Verviers, Heusy, Oneux, Theux. La longueur totale de Battice à Theux est de 17 km. 580. La largeur moyenne était de 5 mètres, pavés ou empierrés, 4 mètres pour les deux accotements et 2 mètres pour les deux fossés. C’est à cette occasion que furent construits les ponts de Récollets et du Lion à Verviers ainsi que le grand pont de trois arches à Theux considéré comme un ouvrage d’art ; ce dernier, malheureusement détruit en 1944, n’a donc résisté aux assauts parfois furieux de la Hoëgne que 172 ans.

Enfin, la Route Royale de la Vesdre, de Liège à la frontière allemande via Verviers, avec embranchement de Pepinster à Theux ; ne fut construite qu’au cours des années 1824-25-26-27, de Chaudfontaine à Dolhain. Le tronçon Liège-Chaudfontaine était ouvert à la circulation depuis 1779. Le prix moyen par kilomètre de route était de 15.300 francs tout compris (c’est-à-dire fondations, matériaux, main-d’œuvre, ponts, etc.). L’embranchement Pepinster-Theux impliqua la construction à Pepinster d’un pont de 3 arches sur la Vesdre et d’un pont de 2 arches sur la Hoëgne. A Chinheid un pont de 2 arches sur la Hoëgne et un petit pont sur le bief, enfin à Theux un ponceau sur le bief du Moulin. A cette époque, Pepinster faisait partie de la commune de Theux dont la limite avec Cornesse était la Vesdre.

Source : Pays de Franchimont L.D.H.


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