Raphaël Stephens

jeudi 10 juillet 2008
par  Mélanie
popularité : 9%

Ce 14 février, Raphaël STEPHENS, « RAPHA » pour beaucoup de Theutois, nous a quittés brutalement.
Le plus ancien des habitants de notre vieille place du Perron (il y était né le 20 novembre 1915) a succombé à une crise cardiaque, après une vie remplie de dévouement.
Sous-officier au 1er Lanciers, il participe à la campagne des 18 jours et, avec beaucoup de ses camarades, est emmené dans un stalag comme prisonnier de guerre. Rentré au pays après plusieurs mois de captivité, il s’engage dans la résistance et fait partie d’un service de renseignements ; il est capturé par l’occupant et est expédié en Allemagne où, pendant près de deux ans, il connaîtra les horreurs des camps de concentration de Neuengam et Buckenwald.
Rentré au pays en 1945, éprouvé et fort affaibli par les privations et les épreuves des camps, il passe sa convalescence en aidant sa maman dans l’exploitation de son commerce.
Homme de société, on le revoit bientôt réintégrer les groupements locaux : sociétés paroissiales (chorale, dramatique...), sociétés sportives (natation, football), où il redevient l’animateur et le boute-en-train qu’il était avant guerre. Homme affable, discret, toujours de bonne humeur, il participe à la vie locale. Sur l’insistance de ses amis, il accepte d’être candidat aux élections communales et siégera quelques années au Conseil, avant d’être nommé administrateur du « Foyer Theutois ».
Mais les années de captivité l’ont marqué physiquement et il se voit, bien à regret, forcé de réduire ses activités extra-professionnelles. Il conserve cependant son poste de secrétaire-adjoint de la Mutualité Chrétienne l’Entr’Aide où il se dévoue pendant de nombreuses années, et ce jusqu’au dernier moment de sa vie.
Nombreux furent les Theutois reconnaissants qui assistèrent à l’Eucharistie célébrée en la chapelle paroissiale qu’il fréquentait assidûment, et qui l’accompagnèrent avec ses frères d’armes jusqu’au cimetière de Theux où il repose en la Pelouse d’Honneur.

Au revoir « Rapha » ! tes amis ne t’oublieront pas.

Pays de Franchimont 406 Mars 1980