Jean Fanièlle

mercredi 13 août 2008
par  Armelle Dahmen, Valérie Dohogne
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Jean Fanielle est né le 28 juillet 1933 à Wegnez.

Après des études A2 mécanique et après avoir essayé une première année d’étude d’ingénieur chimiste, Jean entreprend un régendat en éducation physique à l’Institut Beckman à Liège.

C’est avec son diplôme en mains, qu’en 1956, il doit d’abord accomplir son service militaire avant d’entreprendre une longue et unique carrière à l’Institut provincial à Verviers où il fut professeur d’éducation physique jusqu’au 1er avril 1992, date à laquelle Jean fut pensionné.

Le 9 août 1958, il épouse Josette, la toute nouvelle jeune institutrice maternelle du village et tous deux viennent habiter au n° 23 de la rue Félix Close à Polleur, la maison actuelle de Monsieur et Madame P. Onclin.

Comme tout ce que Jean entreprend, j’imagine que ce doit être au pas de gymnastique qu’il dût faire ses trois enfants Eddy, Thierry puis Romy.

La petite famille déménage de la rue Félix Close pour la Xhavée en 1964 dans la nouvelle maison qu’ils ont fait construire.

Jean est avant tout un sportif. Fou du foot, son sport favori, il joue dans l’équipe de Wegnez, il entraîne les équipes de Baelen, Rechain et Wegnez. Il fut aussi l’entraîneur de handball à l’Entente Verviers et prof de gym des dames ménagères de Polleur pendant une vingtaine d’années. Jean a aussi pratiqué le volley, le basket, le handball, l’athlétisme et la natation.

Rentré au Syndicat d’initiative en 1980 et devenu président en 1986, Jean prend deux années sabbatiques en 1991 et reprend la présidence en 1993 jusqu’en avril dernier où il démissionne pour un repos bien mérité !

Il fut l’initiateur des dix circuits de promenades de plus ou moins 14 km à 360 degrés autour du village.

Polleur a vu fleurir dans les chemins et les bois environnants des fléchages de balades, qui, malgré leur remise en fonction et leur rebalisage cinq ou six fois, vu la malheureuse malveillance de certains, ne sont plus toutes opérationnelles aujourd’hui.

Lors de l’installation de la fête du Coucou nouvelle formule, Jean s’est investi dans la création de l’infrastructure et du matériel avec André Piscart, Marcel Boulanger, Marcel David, Henri Thomé et bien d’autres.

Il prépare la plaine de jeux "François Gohy" et y installe les jeux pour enfants.

Il organise des tournois de mini-foot sur la plaine, les jeux populaires du comité des fêtes, et .arbitre les concours de belote de ce même comité.

On le voit aussi, chaque année, tenir l’intendance de la marche internationale "Euraudax", fêter les anciens de plus de septante ans à Noël ou danser avec le groupe de danses folkloriques "Les Todrous".

Passionné de bûcheronnage, il n’est pas rare de voir Jean avec une jambe ensanglantée par un coup de tronçonneuse. Est-il encore bien prudent de lui confier la coupe des sapins pour garnir le village à Noël ?

Mais, c’est au bridge qu’il est le plus assidu. Deux fois par semaine, il joue au club des montagnards spadois.

Quant au théâtre 4803, intégré au Syndicat d’initiative en 1990 avec la pièce "Interdit de public", Jean espère encore y participer longtemps. Si, parfois, son énergie physique est transformée en énergie électrique, sauvez-vous, car sa dynamogénie peut exploser ! Jean est aussi un papy gâteau !

Avec ses sept petits-enfants, qui font prioritairement partie de son emploi du temps, il est d’un calme olympien, d’une éperdue douceur que nous, Pollinois(e), nous n’avons pas connus souvent.

Pour tout ce que tu as fait. Jean, et que tu feras encore pour ton village, merci.

Armelle Dahmen

Pays de Franchimont n°658, juillet 2001