Marie Pottier-Collette

CENTENAIRE TRES A LA PAGE.
mercredi 30 juillet 2008
par  Julie Rogister
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La bourgade de Jehanster s’était faite toute belle malgré une pluie décourageante, en cette journée fastueuse du 27 juin 1980 ; toutes les sociétés locales avaient délié leur bourse ; les dirigeants avaient creusé leurs méninges pour trouver l’inédit ou l’original ; les enthousiasmes s’étaient aiguisés à trouver le meilleur moyen de briller à la fête formidable organisée en l’honneur de la prodigieuse dame centenaire, Marie POTTIER-COLLETTE.

Elle fut vraiment la Reine de cette mémorable journée ; son étonnante vitalité, sa vaillance peu commune lui permirent de faire face à toutes les situations ; elle sut lever le coude à bon escient, elle dansa avec son brave compagnon Alphonse Lange, valsa avec le mayeur, chanta et rit de bonne grâce, répondit avec malice ou gentillesse, reçut avec un bonheur indicible les cadeaux de toutes sortes qui cherchaient place sur la table d’honneur, devant une foule compacte, conquise et heureuse de participer à cette ambiance inoubliable emplissant la salle « Le Relais des Sarts » décorée tout spécialement à l’intention de notre centenaire.

Mais tout avait commencé au domicile de Madame Pottier où une voiture-ancêtre vint la cueillir très gentiment. La Royale Harmonie de Theux-Franchimont précédait le cortège et l’emmenait aux sons de marches bien enlevées qui cadençaient le pas des habitants de tout Jehanster et les conduisaient gaillardement jusqu’à la salle pour y vivre un programme minutieusement préparé.

Ouvrant les festivités, le Sénateur-Bourgmestre Jean Gillet rappela quelques traits marquants de la vie bien remplie de l’héroïne du jour, pensionnée seulement à l’âge de 81 ans. Puis, M. Flausch, président du comité des fêtes remercia tous ceux qui participèrent à cette journée merveilleuse : le patronage, les patros, les parents des élèves des écoles, le football, le badminton, le tennis de table, la chorale et le rallye.

Il y avait aussi des hommes et des femmes de tous les âges, n’appartenant à aucune société et qui avaient tenu à être là et à vivre l’événement. Le souvenir que chacun et chacune en a emporté restera longtemps vivace et chaud dans le fond du cœur comme quelque chose que l’on aime de se rappeler et qui fait du bien de remonter à la surface dans son émotion rare et condensée.

« Le Pays de Franchimont » assure Madame Pottier de toute sa sympathie, lui souhaite de continuer gaillardement pendant des années la vie étonnante qu’elle a vécu jusqu’ici et lui dit son émerveillement de compter parmi nous une si prodigieuse centenaire.
A.D.

Pays de Franchimont 411 août 1980