Le 29 juin - Grand Feu de Jehanster

Une organisation del’unité scout du Hélivy - Cédric Bollete - 0495/78.80.89
vendredi 29 juin 2012
par  Valérie Dohogne
popularité : 28%

THEUX (Jehanster)

Grand Feu de Jehanster sur fond de tradition wallone et avec le contexte de la légendre de « Bertold l’Infâme » - Dans la prairie Rue Simonis (flèché depuis le centre de Jehanster)
Jusqu’au jour-même
Infos : M. Cédric Bolette – 0495/78.80.89 - bolettecedric@yahoo.fr

Cet été 2012 se voit célébré par la seconde édition du Grand Feu de
la Saint-Jehan !
Il se déroulera sur fond de tradition wallonne et aura pour contexte la
légende : « Bertold l’Infâme ».
N’hésitez pas à revêtir un sarrau et le foulard wallon le jour de la
fête, ça n’en sera que plus amusant !

Cette festivité champêtre se veut conviviale, ouverte à tous et
multi-générationnelle.
Elle s’inscrit dans le cadre de l’appel à projet de la commune de
Theux : « Du tien, du mien, du lien », pour lequel l’Unité Scout du Hélivy a remporté
le 3ème prix en 2011.
Pour mettre l’accent sur le « lien » nous voulons réellement que
chaque habitant, de longue date ou non, déjà membre d’une association
du village ou non, petit comme grand, de Jehanster ou d’ailleurs,
puisse participer à ce Grand Feu.

Légende de Bertold l’infâme :

Au plus haut des hauteurs theutoises, serrée tout contre les flancs des
terres de Jalhay et des contreforts des Hautes-Fagnes, se dresse une fière
crête schisteuse. À son sommet, une poignée d’hommes y ont élu
domicile. Ils y construisirent des habitations, puis une chapelle et une
école, y cultivèrent des terres, exploitèrent le cuivre du sol, bref un
village était né : Jehanster. Que la vie y était douce et heureuse. Nul
doute que, durant les siècles qui suivirent, la Quiétude fut le plus gros
propriétaire terrien du patelin.

Nous supposons que cela n’agréa pas au diable qui passait par là un
beau matin de 1897.
Ce dernier ne pouvait supporter autant de sourires sur la bouche des
enfants, autant de granges pleines à craquer, autant d’humbles artisans
prospères et autant de rayons de soleil sur l’ardoise des toitures. Il
fallait absolument agir. C’est là qu’un plan machiavélique pris forme
dans son esprit, s’il on peut parler d’esprit. Il lui suffirait de
charger un habitant de commettre toute sorte des crimes au sein de la
petite communauté jehansteroise dans le but de semer la zizanie et la
pauvreté. Ainsi il accosta un pauvre hère et lui fit passer un pacte.
Tout le monde connait le poids d’un pacte avec le diable, cela est
terrifiant.
En échange de sa totale soumission au diable, le bougre devait recevoir,
en tout et pour tout, un couple de cochons, bien roses, bien gras et
surtout fertiles. Quelle richesse à cette époque.
Les bestiaux reçu, Bertold, c’est ainsi que ce nommait le triste
personnage, commença donc à semer le trouble, le désarroi et la
tristesse au sein du village.

Comment s’y prenait-il ? Hé bien fort simplement en fait, il commença
par de menus larcins : vol de sabots, de poules, de linges mis à sécher.
Il maraudait aussi, beaucoup. Ensuite il se mit au vandalisme, au vol de
bestiaux, puis incendia des granges, inonda des réserves de grains et
même une fois tua un homme. Le diable le dota aussi de puissants pouvoirs
surnaturels : d’un seul contact il pouvait rendre malade une petite
fille, empoisonner l’eau d’un simple regard et faire mourir un arbre
juste d’un battement de cil. Il était devenu, au fil du temps
l’incarnation du Froid et des Ténèbres, un être abject.
Il faisait toujours plus fort, plus méchant, car c’est ainsi qu’une
personne sous l’emprise du démon se comporte, et il ne peut revenir en
arrière.

Les villageois, à bout, finirent bien sûr par le soupçonner et à
l’attraper. Ils le jugèrent en place publique, « coupable »
évidemment, et lui réservèrent un châtiment peu courant : le bûcher.
Ainsi exterminions-nous les agents du Malin à cette époque. « Par le feu
périsse les suppôts du Diable » dit-on dans la région.
"Villageois, c’en est trop !!! On en a soupé des maux en tout genre qui
s’abattent sur notre bon village de Jehanster. Qu’on érige un immense
bûcher ! À son sommet nous attacherons l’Infâme Bertold. Reconnu
coupable d’avoir pactisé avec le diable pour incarner le Mal, le Froid et
les Ténèbres sur nos terres et responsable de tout cela ! Puis Boutons-y
le feu !!! Alors les Ténèbres se déchireront ; le froid bâtira en
retraite, les mauvais jours laisseront place aux beaux, les soucis et les
tracas s’envoleront !!!
Enfin paisible sera Jehanster et sereins nous serons !!!
Au Bûcher !!!
Sus à l’Infâme Bertold !!!"

Une fois mort, le beau temps revint à Jehanster ainsi que le bonheur et
l’opulence.

Depuis ce jour, durant un bon nombre d’année les habitants
reconstituèrent un simulacre de procès. Un mannequin, à l’intérieur
duquel les villageois viennent disposer un objet ou un petit mot
symbolisant leur malheur de l’année est brûlé au somment d’un grand
feu. Une grande fête se tient autours où rires, musique et gaieté
rythment les danses effrénées. On y chante la fin du Froid au profit de
l’été, on rigole à gorges déployées et il coule plus de pêket.


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